Quelques définitions de la violence
La violence est l’usage contre des personnes d’une force physique qui peut provoquer la peur, infliger des blessures ou causer la mort. La définition de la violence inclut également des menaces de recourir à la force physique, à la violence verbale et aux actes de harcèlement.1
« Les formes de violence vécues par les filles canadiennes sont multiples : de l’abus verbal, physique et psychologique à la violence sexuelle, l’homophobie, le racisme, le classisme et la pauvreté » (Jiwani, 1998).
La violence en fonction du genre
Les médias accordent beaucoup d’attention à la victimisation des filles et au fait qu’elles se maltraitent entre elles. À Filles d’action, nous savons que la violence est un phénomène de genre. Nous savons aussi que les filles sont fortes de toutes sortes de façons, qu’elles se soutiennent mutuellement et qu’elles ouvrent la voie au changement positif dans le monde. Nous offrons de l’information dans le but d’aider à nommer et à alimenter une culture de sensibilisation qui permet de parler des expériences de violence vécues par les filles et d’élaborer des stratégies de soutien.
Les formes de violence
La violence physique comporte un contact physique visant à infliger de la douleur, des blessures ou d’autres souffrances physiques.2
La violence verbale, psychologique ou émotive est une forme de comportement abusif qui utilise le langage. La violence verbale diffère des injures en ce sens qu’elle n’a pas toujours recours aux injures. La violence verbale, bien qu’elle ne cause pas de blessures physiques et qu’elle ne présente pas de signes visibles, demeure nuisible : elle touche l’estime de soi et la confiance de la victime. La violence verbale est sans doute la forme de violence la plus courante. Pourtant, elle est souvent considérée moins grave et moins digne d’attention que les autres formes de violence. 3
La négligence est la forme de violence à l’égard des enfants la plus souvent rapportée et la plus fatale. Cette forme de violence se réfère à l’incapacité des parents de fournir un abri, de protéger, de superviser et de répondre aux besoins nutritionnels d’un enfant. La négligence à l’égard des enfants peut revêtir une forme physique (l’abandon, l’expulsion du foyer, le refus de permettre à unE enfant qui a fugué de revenir à la maison, la supervision inadéquate) ou éducationnelle (par exemple, permettre à unE enfant de faire l’école buissonnière de façon répétitive).
Il peut également s’agir de négligence émotive (telle que le manque d’attention à l’égard des besoins affectifs de l’enfant, le refus ou l’incapacité de fournir les soins psychologiques essentiels, la violence conjugale en présence de l’enfant et l’autorisation pour l’enfant de consommer des drogues ou de l’alcool). 4
La violence auto-infligée peut être influencée par d’anciennes expériences personnelles et familiales des filles et des jeunes femmes. Elle peut aussi être influencée par le degré avec lequel les filles ont été privées de leurs droits à cause de la pauvreté, du sexisme, du passé colonialiste, du racisme et de la discrimination. La violence auto-infligée est un grave problème de santé qui touche certaines jeunes femmes plus que d’autres en fonction de leur position sociale.
a. On parle d’automutilation lorsqu’une personne s’inflige délibérément une blessure sans intention suicidaire.5
b. L’abus d’alcool ou d’autres drogues fait référence à la consommation de substances qui nuisent à la santé physique de l’individu ou qui causent des problèmes d’ordre financier, juridique, sociaux ou autres, incluant celui de mettre en danger la vie de l’individu aux prises avec le problème ou la vie d’une autre personne. L’abus d’alcool ou d’autres drogues peut inclure la consommation de substances légales, achetées ou prescrites.6
c. Les troubles de l’alimentation (ou troubles des conduites alimentaires — TCA) se caractérisent par un rapport pathologique à la nourriture, en termes de qualité ou de quantité. Ils comprennent le fait de manger de façon excessive ou limitante et le fait de manger d’une manière qui perturbe la santé mentale et physique. Le fait de manger peut inclure une alimentation normale ponctuée de périodes de régurgitation ; il peut inclure des cycles d’alimentation excessive et de régurgitation ou peut comprendre l’ingestion de produits non alimentaires.7
L’intimidation chez les filles. Il n’existe actuellement aucune définition juridique de l’intimidation. On s’y réfère toutefois pour expliquer des phénomènes où une fille est exposée, de façon répétitive et pendant une longue période, à des actions négatives de la part d’une ou de plusieurs personnes (lorsqu’une personne inflige intentionnellement des blessures ou un malaise à une autre personne par le contact physique, les mots ou d’autres moyens).8
« À l’école, les tensions interculturelles parmi les jeunes sont rarement interprétées comme une manifestation des relations racistes et patriarcales. Les médias et les enseignantEs se concentrent plutôt sur la recherche de solutions au problème de « l’intimidation » » (Janovicek, 2001).
Sans intervention, les comportements d’intimidation chez les jeunes enfants ont tendance à se perpétuer au cours de l’adolescence. Les filles victimes d’intimidation sont plus susceptibles de se sentir tristes ou malheureuses que de ressentir de la colère. Elles parlent plus souvent de leur détresse avec des amiEs qu’avec unE enseignantE ou unE autre adulte. (Santé Canada, 2002).
Comment l’intimidation entre filles se développe-t-elle ?
La violence dans les relations entre filles se développe souvent sous le couvert de l’amitié.9
Ces actes d’agression entre filles sont souvent teintés de croyances racistes, classistes et homophobes et d’attitudes discriminatoires envers les personnes ayant un handicap. Ils peuvent conduire à des formes de violence physique constituant un danger de mort.
Les filles qui pratiquent l’intimidation ont tendance à manipuler en injuriant, en étant verbalement violentes et en répandant des rumeurs avec l’intention de détruire des amitiés ou d’exclure certaines filles des interactions sociales. Les filles qui pratiquent l’intimidation ont ainsi plus souvent recours aux agressions non physiques qu’à la violence physique.
La violence dans les relations amoureuses.Bien que la violence dans les relations amoureuses puisse survenir peu importe le genre, les filles et les jeunes femmes vivent des formes bien précises et plus courantes de violence provenant de leurs partenaires. Une analyse de la recherche menée par Justice Canada en 2005 indique que les jeunes femmes sont plus susceptibles d’être victimes de violence de la part de leur partenaire, qu’elles courent le risque d’en être victime plus fréquemment et que les conséquences de cette violence sont plus graves.10
La violence dans les relations sexuelles et amoureuses a un rapport direct avec l’intersectionnalité des systèmes oppressifs dans la vie des femmes : les filles autochtones11 sont sans doute les personnes les plus à risque d’être victimes d’abus sexuel.
Au Canada, 75 % des filles autochtones12 de moins de 18 ans ont été victimes d’abus sexuel. Les filles autochtones13 sont deux fois plus souvent hospitalisées que les garçons suite à une tentative de suicide.14
Les filles de secondaire 5 affichent le plus haut taux de violence dans les relations amoureuses. Les filles qui ont déjà été victimes de violence dans leurs relations amoureuses sont plus susceptibles d’être impliquées dans d’autres comportements violents, d’avoir des pratiques sexuelles à risque, de consommer de l’alcool ou d’autres drogues, de souffrir de tristesse profonde et d’avoir des pensées suicidaires.15
Quelque 12 % des jeunes femmes de 18 à 24 ans affirment avoir vécu au moins un incident de violence, sur une période d’un an, avec un partenaire intime. La moyenne canadienne, chez les femmes mariées ou en union de fait est de 3 %.16 De plus, « les femmes de moins de 25 ans courent des risques plus élevés d’être tuées par leur partenaire masculin ».17
La violence sexuelle est un terme général désignant « [t]oute forme de violence physique ou psychologique qui touche à la sexualité ou vise la sexualité18 ». Assimilée au viol, l’agression sexuelle a toutefois une définition bien plus large, qui diffère selon qu’elle est sociale, politique ou juridique19.
« Le droit pénal canadien recense de nombreuses formes d’agression sexuelle, qui renvoient à différents types d’abus (avec arme, dommage corporel, menaces) et à différents types de relations dans lesquelles le contact sexuel peut constituer une infraction criminelle (quand une personne a autorité sur une autre ou lorsqu’il y a un lien de dépendance). La sanction pénale varie selon le type de délit sexuel. » – Metropolitan Action Committee on Violence Against Women and Children
« Plus de la moitié (54 %) des filles de moins de 16 ans ont déjà vécu une forme d’attention sexuelle non désirée ; 24 % ont déjà été victimes de viol ou de rapports sexuels forcés et 17 % ont été victimes d’inceste ».20
Huit agressions sexuelles sur 10 sont commises à l’égard d’enfants ou de jeunes de sexe féminin.21
Dans la plupart des cas, l’auteur de l’agression est un homme connu de la victime.22
Conformément aux modèles récurrents de violence à l’égard des femmes, le taux de harcèlement criminel est plus élevé chez les jeunes femmes : 58 % des personnes qui ont survécu au harcèlement sont âgées de moins de 34 ans.23
La violence systémique
Rares sont les programmes qui abordent la violence en tenant compte de l’homophobie, du racisme, du classisme et de la discrimination fondée sur la capacité physique. Tout comme la plupart des programmes ont tendance à ne pas considérer le genre comme un facteur déterminant, les programmes actuels ne tiennent pas compte des particularités des effets interreliés de la race, de la classe, des capacités, de l’orientation sexuelle et du genre. Les réalités et les besoins des autochtones, des réfugiéEs, des immigrantEs, des filles racialisées, des jeunes lesbiennes, des filles vivant avec un handicap, des filles en foyer d’accueil et des filles issues de la classe ouvrière ou populaire sont plutôt réduits à un modèle universel et homogène et classés sous la catégorie « filles » ou « enfants » (Jiwani et al., 1999, p. 10).
Bien qu’elle soit subtile, la violence systémique doit être publiquement reconnue comme une forme d’abus de pouvoir qui a des conséquences néfastes sur les filles et les jeunes femmes au Canada. La pauvreté, le racisme, le classisme, le sexisme, l’homophobie et les autres formes d’oppression prennent racine dans les politiques publiques et les systèmes sociaux. Ces types de violence touchent démesurément les personnes désavantagées selon leur origine ethnique, leur classe, leur genre, leur sexualité, leurs capacités et des autres facteurs qui déterminent l’identité.
Toutefois, dans une certaine mesure, la violence systémique est légitimée au point d’en être invisible et de toucher la plupart des filles canadiennes : conséquemment, cette forme de violence est implicite et, souvent, non reconnue.
a. Le racisme a plusieurs définitions. La définition la plus courante et la plus largement acceptée décrit le racisme comme la croyance que les membres d’une « race » donnée sont intrinsèquement supérieurs ou inférieurs aux membres d’une autre « race ».24 « Le racisme est le pouvoir et le préjudice racial, un système qui mène à l’oppression et à la discrimination contre un groupe racialisé ou ethnique spécifique »25.
« Le fait d’être jeune, d’être femme et d’être une personne de couleur sont tous des facteurs qui contribuent à tenir la personne à l’écart du pouvoir et la conduisent à un sentiment d’impuissance et de faible autonomie ».26
La dimension intersectionnelle des identités marginalisées contribue au sentiment d’isolement et d’incompréhension des jeunes femmes de couleur : elles sont donc plus à risque d’être dépressives, de souffrir de troubles de l’alimentation, d’avoir des problèmes de consommation d’alcool ou de drogues, d’être victimes de violence ou de vivre une grossesse non désirée.27
Dans les Territoires du Nord-Ouest, 80 % des filles autochtones28 de moins de 8 ans ont déjà été victimes d’agression sexuelle.29
Les filles et les jeunes femmes issues de communautés marginalisées ont également du mal à accéder à des services adaptés à leur identité linguistique et culturelle. Trop souvent, la violence et l’isolement vécus par les jeunes femmes nouvellement arrivées, les jeunes femmes de couleur et les jeunes femmes autochtones30 sont définis selon des stéréotypes qui les réduisent à des phénomènes « culturels » ou « religieux » particuliers, à certaines communautés ethnoculturelles plutôt que d’être reconnus comme le produit des inégalités structurelles.31
La violence dans les relations entre filles correspond aux systèmes de pouvoir maintenus en place par une culture blanche et patriarcale qui cherche à effacer les différences, au point de justifier des meurtres racistes32, comme dans l’exemple suivant :
« Reena Virk n’arrivait pas à « s’intégrer » parce qu’elle n’avait pas de milieu auquel « s’intégrer ». Elle était brune dans une société majoritairement blanche. Elle était supposément obèse dans une société qui valorise la minceur au point d’accepter l’anorexie et elle était différente dans une société qui valorise la similarité entre les personnes et l’uniformité. Ceux et celles qui considéraient que sa différence défiait leur sentiment d’uniformité l’ont tuée. Ils et elles ont usé de leur pouvoir et de leur domination, légitimés et alimentés par le sexisme et le racisme de leur culture de domination blanche et le sens de supériorité qui l’accompagne, pour la forcer à la soumission. C’est cette soumission qui a conduit à la mort de Reena Virk et à son effacement de la société. »33
b. La discrimination envers les personnes avec un handicap repose sur la normalisation des personnes valides34, et s’observe lorsque le fonctionnement social, les institutions, les attitudes et les présupposés portant sur l’incapacité excluent ou marginalisent les personnes ayant des incapacités, et limitent leur participation à la vie sociale ou leur accès aux services essentiels, pourtant accessibles aux autres membres de la société canadienne. La discrimination fondée sur la capacité renvoie à toute pratique ou attitude qui, intentionnellement ou non, désigne les personnes ayant des incapacités comme déficientes ou moins aptes, ou encore qui expose ces personnes à l’exclusion, à la stigmatisation, à la discrimination, au manque de respect, à l’inégalité des chances, à la pauvreté (ou à la dépendance économique).
L’incapacité n’est pas la même pour tout le monde. Elle concerne tout individu qui éprouve des difficultés à poursuivre ses activités quotidiennes, dont l’état physique ou mental ou la maladie empêche ou limite certaines activités35. On peut avoir une incapacité physique, sensorielle ou mentale, plus ou moins sévère, visible ou durable, dont les causes et conséquences varient. Au-delà de ces différences, les personnes ayant des incapacités subissent les mêmes préjudices sociaux, économiques et personnels, auxquels échappent les personnes sans incapacité.
Le taux d’abus sexuels chez les filles qui vivent avec un handicap est quatre fois plus élevé que la moyenne canadienne.36
c. Le classisme correspond à toute forme de préjudice ou d’oppression exercés à l’encontre de quelqu’unE en raison de sa classe sociale réelle ou perçue (particulièrement en fonction du statut socio-économique élevé ou peu élevé).37
« La pauvreté est un des facteurs contribuant le plus à la violence contre les filles. Parmi les pays industrialisés, le Canada est au second rang en ce qui concerne la pauvreté infantile. Dans les villes canadiennes, un enfant sur trois grandit dans une famille dont le revenu est en dessous du seuil de la pauvreté. Dans les zones rurales, ce taux est de un enfant sur cinq » (Welsh et al., 1995).
« La pauvreté est en soi une forme de violence, mais les pressions particulières exercées par le fait de vivre dans une société qui valorise la consommation et la richesse matérielle exacerbent la violence. La pauvreté et l’itinérance favorisent l’exploitation sexuelle des filles et des jeunes femmes » (Jiwani, 1999).
d. Le sexisme est habituellement considéré comme de la discrimination et/ou de la haine envers des personnes en fonction de leur sexe plutôt que de leur mérite personnel. Le sexisme peut aussi être défini comme toute différenciation systémique basée sur le sexe d’un individu.38
Le sexisme est basé sur des croyances et pratiques qui prônent la suprématie masculine. Aujourd’hui encore, le sexisme repose sur la croyance que les différences biologiques entre les femmes et les hommes sont durables, significatives et qu’elles justifient un traitement différencié des hommes et des femmes pour l’embauche et pendant l’emploi, l’éducation, les attentes et responsabilités, etc. Aujourd’hui, le sexisme est toujours visible dans la répartition inégale du pouvoir, du bien-être matériel et du prestige entre les hommes et les femmes.
Le sexisme est l’ensemble d’attitudes, de suppositions, de comportements, d’actions et d’institutions qui exposent les femmes à la violence, à la discrimination, à la pauvreté, à l’inégalité des chances et au manque de respect. Le sexisme assure ainsi plus de pouvoir économique, social et politique aux hommes qu’aux femmes39.
En plus de la discrimination directe, le sexisme comprend également les attitudes qui renforcent la discrimination, comme le fait de stéréotyper les rôles de genre, en affirmant par exemple que les femmes ont moins tendance à réussir dans les domaines et les professions qui requièrent des connaissances pointues ou des compétences en mathématiques.
« La violence familiale, l’objectivation sexuelle, l’abus du corps des femmes, la domination d’un genre par rapport à un autre et la caractérisation stéréotypée des hommes et des femmes sont des phénomènes omniprésents qui sont à la base des actions violentes. Conséquemment, les filles et les jeunes femmes de partout au Canada vivent des expériences semblables. Elles acceptent souvent l’hypothèse selon laquelle elles sont stupides et appartiennent au sexe faible. Elles supportent fréquemment des blagues sexistes et ce sexisme définit leur comportement tant en famille qu’à l’école. » (Conseil national des femmes du Canada, 1999, p. 9).
« Pour que les adolescentes issues des minorités se sentent à l’aise de prendre des rôles de leader, elles doivent développer les habiletés qui leur permettent de faire face au racisme, au sexisme et aux obstacles culturels qui restreignent leurs aspirations au leadership » (Weiler, 1997) (Ahluwalia, 2007).
e. L’homophobie est la peur et l’aversion de l’homosexualité, ou la discrimination envers les personnes homosexuelles. L’homophobie peut également être synonyme de haine, d’hostilité, de désapprobation et de préjugés envers les homosexuelLEs, la culture ou les comportements homosexuels.40
« Alors que la discrimination ouverte selon la race était rare dans les deux écoles, l’homophobie était un préjugé évident au sein des groupes de pairEs étudiés. Des mots comme « tapette » et « pédé » étaient utilisés couramment comme épithètes ; les rumeurs sur l’orientation sexuelle des élèves servaient à marquer l’exclusion sociale » (Durham, 1999b).
Outils favorisant l’autonomie sociale
L’autonomie sociale est importante dans les programmes pour filles parce que le maintien des principes qui la sous-tendent contribue à rendre l’espace plus sûr et offre aux filles un modèle de collaboration saine.
Entretenez un espace ouvert et (plus) sûr dans votre programme pour filles afin d’aider les participantes à communiquer avec leurs paires et s’exprimer librement.
Encouragez la pensée critique pour cerner et désamorcer la violence systémique.
Faites la promotion du dialogue au sujet de la violence et des formes qu’elle revêt dans la vie des filles. Travaillez à la compréhension et à la prévention de la violence sexuelle pour aider les filles à se prendre en charge et à renforcer leur confiance en elles-mêmes.
Abordez l’automutilation comme un problème de santé au lieu de la banaliser en l’associant à la révolte adolescente.
Trouvez des occasions de sensibiliser les filles et leurs parents à ces questions.
Affirmez que les filles doivent être conscientisées et ne doivent pas se sentir comme des victimes.
Connaissez les lois provinciales en matière de violence et assurez-vous d’inclure ces politiques à votre formation en animation.
Conseils pour les animatrices
Les questions qui favorisent la pensée critique permettent d’éviter de créer un sentiment de honte tout en encourageant les filles à réfléchir aux situations de violence qu’elles vivent.
1 Violence, http://en.wikipedia.org/wiki/Violence, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
2 Physical Abuse, http://en.wikipedia.org/wiki/Physical_abuse, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
3 Verbal Abuse, http://en.wikipedia.org/wiki/Verbal_abuse, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
4MedicineNet.com (1999). MedicineNet.com, consulté le 21 octobre, 2007, dans World Wide Web: http://www.medterms.com/script/main/art.asp?articlekey=8359.
5 Self-Injury, http://en.wikipedia.org/wiki/Self-injury, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
6 Substance Abuse, http://en.wikipedia.org/wiki/Substance_abuse, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
7 Eating Disorders, http://en.wikipedia.org/wiki/Eating_disorders, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
8 Dan Owelus Bullying, http://en.wikipedia.org/wiki/Bullying, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
9 Helene Berman and Yasmin Jiawai, “In the Best Interests of the Girl Child Phase ll Report”, cité dans Power Camp National’s Best Practices Guide, p. 20.
10 Department of Justice Canada, “Dating Violence: A Fact Sheet”, cité dans Power Camp National’s Best Practice Guide, p. 21.
11 Le terme autochtone (selon les lois constitutionnelles canadiennes de 1982, toujours en vigueur) réfère à trois groupes de peuples autochtones qui vivent sur le territoire qu’on appelle aujourd’hui le Canada: les Premières nations, les Inuit et les Métis.
12 Ibid.
13 Ibid.
14 Yasmin Jiawai, “The Girl Child: Having to ‘Fit’”, cité dans Power Camp National’s Best Practice Guide, p. 21.
15 E Howard and Min Qui Wang (2003), “Risk profiles of adolescent girls who were victims of dating violence.”
16Johnson, 1996, Dangerous Domains: Violence Against Women in Canada, p. 148.
17 Morris, Marika, CRIAW Factsheet: Violence Against Women and Girls, http://www.criaw-icref.ca/factSheets/Violence_fact_sheet_e.htm, mars 2002.
18 Nations Unies, Contemporary Forms of Slavery: Systematic Rape, Sexual Slavery and Slavery-like Practices during Armed Conflict, rapport final de Gay J. McDougall, rapporteur spécial (New York: Nations Unies, 1998), E/CN.4/Sub. 2/1998/13, p. 7-8.
19 Wikipedia. “Sexual Violence”, http://en.wikipedia.org/wiki/Sexual_violence, non daté, consulté le 9 octobre 2007.
20 Jiwani et al. (1999), the Canadian Federation of University Women, Report on the Girl Child, p. 4.
21 Metropolitan Action Committee on Violence Against Women and Children (METRAC). “Frequently Asked Questions on Violence, Girls and Young Women”. Consulté le 3 octobre 2007.
22 RESOLVE Alberta (2002), School Based Violence Prevention Programs: A Resource Manual, http://www.ucalgary.ca/resolve/violenceprevention/English/reviewprog/childsxintro.htm), consulté le 9 octobre 2007.
23 Statistiques Canada, 2004, La violence familiale au Canada: un profil statistique, p. 9, 15.
24 Racism, http://en.wikipedia.org/wiki/Racism#Sociological_Definitions, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
25 Racism, http://colours.mahost.org/faq/definitions.html, accessed July 6, 2009.
26 Boyer et al., 1997; Fernando, 1991; Henry et al., 1995; Turner, 1995.
27 Taylor Gilligan and Sullivan (1995) dans WHWH 2003.
28 Le terme autochtone (selon les lois constitutionnelles canadiennes de 1982, toujours en vigueur) réfère à trois groupes de peuples autochtones qui vivent sur le territoire qu’on appelle aujourd’hui le Canada: les Premières nations, les Inuit et les Métis.
29 Gurr, Mailloux, Kinnon, and Doerage, 1999, Breaking the Links Between Poverty and Violence Against Women: A Resource Guide.
30 Le terme autochtone (selon les lois constitutionnelles canadiennes de 1982, toujours en vigueur) réfère à trois groupes de peuples autochtones qui vivent sur le territoire qu’on appelle aujourd’hui le Canada: les Premières nations, les Inuit et les Métis.
31 Razack, 1998, cite dans “National Clearinghouse on Family Violence”, 2002, dans the Best Interests of the Girl Child, http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfvcnivf/familyviolence/pdfs/Girl_Child_E.pdf, p. 52.
32 Jiwani, Y, “Reena Virk: The Erasure of Race”, http://www.harbour.sfu.c/freda/articles/virk.htm, décembre 1997, consulté le 9 octobre 2007.
33 Ibid.
34 “Ableism”, -http://colours.mahost.org/faq/definitions.html, consulté le 6 juillet 2009.
35 Statistique Canada. “Definitions: Disability”, http://www.statcan.ca/english/freepub/89-577-XIE/def.htm, 4 avril 2003, consulté le 9 octobre 2007.
36 Razack, 1994, "From Consent to Responsibility, from Pity to Respect: Subtexts in Cases of Sexual Violence involving Girls and Women with Developmental Disabilities", Social Inquiry 19, 4, p. 891-922.
37 Classism. http://en.wikipedia.org/wiki/Classism, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
38 Sexism, http://en.wikipedia.org/wiki/Sexism, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.
40 Homophobia, http://en.wikipedia.org/wiki/Homophobia, traduction de la version anglaise, consulté le 9 octobre 2007.